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Kerys encourage le financement de l’économie réelle par les institutionnels .

Faire du crédit aux entreprises sans être une banque, c’est possible, comme dirait l’autre. La preuve avec Kerys, dont l’ambition est de permettre aux investisseurs institutionnels de financer l’économie réelle. Fondée en 2016 par 3 associés, Armen Ouzounian, Pascal Lemétayer et Jean Oulhen, Kerys donne accès à l’ensemble des opportunités européennes de prêt en ligne aux PME issues de plateformes partenaires auditées, oriente le choix grâce à des outils de pilotage de portefeuille, permet l’exécution des investissements via une plateforme sécurisée, et offre, enfin, les moyens de gérer son portefeuille en suivant à tout moment ses positions. FinTech Mag a rencontré Jean Oulhen, son co-fondateur et CEO.

Kerys propose un rapport win-win entre plateformes et investisseurs

Kerys propose des solutions technologiques dédiées aux institutionnels (gestion d’actifs, assurance) afin qu’ils investissent  en direct dans l’économie, notamment dans les PME, en s’appuyant sur les plateformes de prêt en ligne (crowdlending).

Le marché du prêt en ligne représente encore en Europe des montants marginaux au regard du total du financement des entreprises. Mais il est en croissance rapide et, si l’on observe les marchés anglo-saxons, plus matures en la matière, le crowdlending devrait à terme peser une part significative du financement de l’économie. Une condition à cela : que les acteurs institutionnels y investissent. En effet, si le crowdlending s’est au départ appuyé sur les particuliers, l’expérience montre que les volumes ne peuvent réellement croître sans l’arrivée d’une clientèle d’investisseurs professionnels.

De leur côté, les institutionnels sont en recherche de solutions d’investissement alternatives leur apportant rendement et diversification de leurs placements. Le crédit aux entreprises répond à ce besoin. Cela suppose que les plateformes de prêt en ligne soient à même de séduire cette clientèle d’investisseurs professionnels, en se « financiarisant » davantage, ce qui n’est pas toujours dans leur ADN.

Kerys répond à ces changements à venir. Nous mettons à disposition aux investisseurs institutionnels les outils nécessaires pour mieux appréhender les plateformes de prêt en ligne et y investir (guichet unique, tiers indépendant, agrégation européenne, analyse des risques, exécution des opérations et suivi dans le temps). De leur côté, les plateformes gagnent en visibilité et en capacité à financer des projets plus nombreux et pour des montants plus élevés.

Un rapport gagnant-gagnant en somme.

Les institutionnels requièrent certains standards réglementaires

Les acteurs institutionnels requièrent, dans leur activité d’investissement, certains standards réglementaires et internes en termes de mesure du risque, d’exécution des opérations, de suivi des investissements et de reporting.

Les plateformes de prêt en ligne, souvent orientées vers les investisseurs particuliers, proposent en général un service d’investissement simplifié, adapté à une clientèle grand public mais ne répondant pas à ces standards institutionnels. Kerys complète l’offre des plateformes et fournit aux investisseurs professionnels les instruments leur permettant d’investir en confiance dans le prêt en ligne : des métriques financières et de risques élaborées, des outils de construction de portefeuille, l’exécution directe des investissements, le suivi des portefeuilles, le tout de manière totalement digitale.

Kerys met le meilleur des technologies actuelles, notamment en matière de traitement et de visualisation de la data, au service de l’investissement professionnel, via des solutions simples à intégrer dans l’écosystème IT des institutions clientes.

Quel regard portez-vous sur l’avenir du financement hors bancaire ?

Les PME sont le poumon de l’économie réelle. Les aider à se financer lorsqu’elles en ont besoin est un enjeu majeur pour la société, tant du point de vue économique qu’en terme d’emploi.

Le développement des solutions de financement alternatives aux banques constitue une tendance de fond, d’ailleurs encouragée en Europe par la Commission Européenne au travers du projet d’Union des Marchés de Capitaux. Parmi ces solutions, le prêt en ligne a vocation à prendre une part significative de cette « nouvelle intermédiation » du financement de l’économie.

Les avis convergent vers une estimation de l’encours du prêt en ligne à terme en Zone Euro de 20 milliards d’euros, alors que ce marché pèse encore moins d’1 milliard aujourd’hui. Le potentiel de développement est considérable et l’ambition de Kerys est d’y contribuer en devenant un acteur référent en Europe, pour le bénéfice de la croissance économique.

En 2012, la France compte 3,5 millions de PME, soit 99,9 % des entreprises, 48,3 % de l’emploi salarié (en équivalent temps plein). Elles réalisent 35,5 % du chiffre d’affaires et 43,9 % de la valeur ajoutée.
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