L’économie sociale et solidaire a sa Mijoteuse.Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers, a lancé la Mijoteuse pour les porteurs de projets./ Photo DDM, Y. G.

Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers, a lancé la Mijoteuse pour les porteurs de projets./ Photo DDM, Y. G.

La ville de Colomiers avance dans son soutien à l’économie sociale et solidaire (ESS). Pratiquement deux ans après la MT Coop, maison pour un territoire en coopération, voici sa grande sœur et remplaçante, «la mijoteuse», qui ouvre ses portes dans les locaux de l’ancienne mairie place Joseph Verseille. Destinée à soutenir les porteurs de projets d’ESS, la mijoteuse leur fournit des locaux, des lieux de rencontres et de ressources pour se lancer. «Les mairies n’ont pas de compétences en matière d’économie sociale et solidaire, mais ici nous avons fait ce choix politique», débute Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers. «Ce choix est d’autant plus important que l’ESS est un modèle d’avenir porteur d’emplois. Pour autant, l’économie traditionnelle est associée au projet, via le club entreprise de l’Ouest toulousain.» Ce projet se veut plus qu’économique. «Ce lieux sera aussi un lieu de rencontre entre les porteurs de projets, les jeunes, les citoyens avec les comités de quartiers et les maisons citoyennes, ou la culture, avec des concerts des jeunes du conservatoire», précise-t-elle.

Des projets accompagnés

François Lemoine, conseiller municipal chargé du développement de l’économie sociale et solidaire, poursuit la visite, passant par les salles de réunion, l’espace détente et la cuisine pensés pour des échanges informels. L’accès aux locaux est gratuit, «car nous ne voulions pas créer de barrière pour les porteurs de projets, en particulier pour les étudiants. C’est le seul en accès libre de la région.» À l’étage, des bureaux sont également à disposition, mais cette fois-ci moyennant une participation financière, et à durée déterminée après établissement d’une convention. «Cet endroit est un lieu ressource que les gens devront s’approprier. Ils seront en lien avec deux employés dédiés qui pourront les guider et les accompagner dans leurs démarches. Des réunions d’informations sur la création de projets sont également prévues.» Les projets justement sont très variés. «Cela va des métiers émergents, comme la robotique ou le numérique, à des métiers comme valoriste, qui travaille sur des meubles usagés ou qui en crée à partir d’autres objets.»

http://www.ladepeche.fr/article/2017/02/11/2515211-l-economie-sociale-et-solidaire-a-sa-mijoteuse.html

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