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Qualité de vie au travail : un avenir certain.

Par Guillaume De BORTOLI. Secrétaire Général Adjoint du C.Q.

Consultant ISS : Collectivité Territoriale du VAR.

Selon un livre blanc édité par Gerep, un cabinet de conseil et courtage en assurances collectives créé en 1989, 78% des responsables RH considèrent le bien-être au travail comme un enjeu. Pourtant, la Qualité de vie au travail (QVT) peine à se matérialiser sur le terrain. 

Objectifs d’une politique de bien-être en entreprise :

(Auprès de 300 000 salariés sur 250 entreprises)

  • 81% : améliorer le climat social
  • 55% : maîtriser l’absentéisme en entreprise
  • 51% : attirer les talents, les « cerveaux »
  • 15% : nourrir les politiques RSE
  • 11% : répondre aux obligations légales
  • 9% : maîtriser les budgets de protection sociale

Aux Etats-Unis, 78% des entreprises se sont engagées dans une démarche de qualité de vie au travail avec comme résultats :

  • 1 $ investi en santé et sécurité au travail rapporterait 3 $
  • Diminution de 6% des dépenses en santé
  • Baisse de moitié de l’absentéisme pour la moitié des entreprises entre 2 et 5 ans

En Europe, seulement 44% des entreprises ont mis en place une politique de bien-être au travail avec à chaque fois un bon retour sur investissement aussi bien humain, social que financier.

Plaisir et travail :

Seul 1 salarié français sur 3 se rend au travail avec plaisir :

  • 30% pensent que leur travail est mal reconnu (contre 22% en Europe)
  • 27% se plaignent de stress dû à leurs conditions de travail
  • 50% des cadres souffrent de troubles du sommeil
  • 33% des cadres estiment que leur stress pèse sur leurs relations conjugales
  • 1/3 salariés ont du mal à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle : d’autant plus vrai pour celles et ceux qui s’occupent d’enfants ou de parents dépendants (handicap, maladie, vieillesse, …)

 Absentéisme, turn over et présentéisme :

Selon une étude de l’European Agency for Safety and Health at Work :

  • Plus de la moitié de journées de travail perdues sont liées au stress lié au travail et au RPS (Risques PsychoSociaux)
  • Le turn over engendre la fuite des talents, la perte d’expérience et de compétences, une chute de productivité, …
  • En Autriche, les troubles psychosociaux ont été désignés comme la raison des départs anticipés à la retraite, 42% des « cols blancs »

Cependant, de nombreux salariés ne déclarent pas leur mal être directement mais ce dernier est malgré tout existant : on parle de présentéisme.

Le présentéisme s’exprime notamment par :

  • La démotivation de l’employé
  • Le manque de concentration
  • La passivité professionnelle
  • Dégradation du climat social au sein de l’entreprise

 

Il en résulte de nouveaux risques tels que :

  • L’altération de l’image de l’entreprise
  • Détérioration de l’ambiance de travail
  • Multiplication des incidents ou accidents
  • Perte de productivité, de contrats, …
  • Augmentation des coûts de cotisation, de production

 

Le présentéisme coûterait 2 fois plus que l’absentéisme

Un investissement rentable :

Une politique de prévention des risques liés au stress et aux RPS nécessite un coût certes, mais en général bien inférieur à ce que coûtent les accidents du travail, les maladies professionnelles, les pertes de production, etc.

 78% des responsables RH jugent nécessaire la mise en place d’une telle politique mais seulement 47% des entreprises s’y engagent actuellement, notamment sur les actions suivantes :

  • La formation des managers à la prévention des RPS (63%)
  • Mise en place d’une ligne téléphonique permanente (36%)

S’adapter méthodologiquement selon 8 règles d’or :

 Les 2 outils du bien-être des salariés les plus cités par les RH sont :

  • Les séminaires et les formations (68%)
  • La présence d’un spécialiste au sein de l’entreprise (23%)

La Gerep préconise 8 règles d’or pour ce faire :

  • 1ère règle : Ne pas agir dans la précipitation surtout en cas de tentative de suicide ou suicide, de harcèlements ou de condamnation.
  • 2e règle : La démarche ne doit pas être ponctuelle et devrait être mise en place même quand tout va bien dans l’entreprise.
  • 3e règle : Associer les salariés et les partenaires sociaux dès les prémisses du projet.
  • 4e règle : Réaliser un audit exhaustif en faisant appel à un organisme externe
  • 5e règle : Identifier les indicateurs de réussite aussi bien quantitatifs que qualitatifs (réduction de l’absentéisme, des AT/MP, amélioration de la qualité de service, …)
  • 6e règle : Elaborer une stratégie en fonction des objectifs définis (habitudes de vie, environnement de travail, conciliation entre vie privée et vie professionnelle, …)
  • 7e règle : Désigner un porteur de projet motivé qui aura l’aval de la Direction
  • 8e règle : Elaborer un plan de communication (flyers, courrier interne, intranet, mail, affichage, …)

 

Le C.Q

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