Un appel à projets pour promouvoir une Europe de l’ESS.

Un appel à projets pour promouvoir une Europe de l’ESS

Publié le vendredi 17 juin 2016

Les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) doivent pouvoir avoir une ambition européenne. C’est le message que Martine Pinville, secrétaire d’Etat en charge de l’ESS, entend défendre ce 17 juin à Bercy, en recevant plusieurs de ses homologues européens ou leurs représentants – allemand, chypriote, espagnol, finlandais, grec, italien, luxembourgeois, slovène – et des représentants de la Commission européenne autour d’un événement intitulé « Scale me up ».

Au programme notamment : le lancement d’un appel à projets destiné à « mettre en lumière six projets ambitieux de l’économie sociale qui méritent, pour leur caractère innovant, leur potentiel d’impact sur le territoire, leur gouvernance particulière, un vrai coup d’accélérateur ». Désignés parmi les entreprises sociales des 28 pays de l’Union sur la base d’un « projet de coopération, de partenariat, ou d’essaimage avec au moins un autre partenaire au sein de l’Union – entreprise classique, collectivité, université », les lauréats bénéficieront d’une semaine d’accompagnement destinée à leur permettre de changer d’échelle. Un support technique sur la mobilisation des fonds européens leur sera en particulier apporté.

Ouvrir le marché européen aux entreprises de l’ESS

La démarche reste symbolique, confirme l’entourage de Martine Pinville. Le 17 juin, « cinq ambassadeurs » – non candidats à l’appel à projets – apporteront « la preuve par l’exemple » qu’il est possible de travailler ensemble et de porter ce type d’entrepreneuriat au niveau européen. L’Adie, qui développe le microcrédit en France, a ainsi « cocréé trois organisations pour étendre son action à l’échelle européenne : microStart en Belgique en 2010, AFI (Action Finance Initiative) en Grèce en 2014 et Microlux [au Luxembourg, ndlr] en 2015 ». Dans le domaine du handicap, l’Association des paralysés de France (APF) s’est également impliquée dans plusieurs projets européens.

La secrétaire d’Etat n’entend pas promouvoir un cadre normatif commun mais plutôt, au-delà de la diversité des formes juridiques, une « reconnaissance partagée de l’entrepreneuriat social » en Europe.

La rencontre de ce jour prolonge la dynamique lancée le 4 décembre 2015, avec la signature de la déclaration de Luxembourg par Martine Pinville et cinq autres ministres ou responsables en charge de l’ESS – Italie, Luxembourg, Slovaquie, Slovénie, Espagne. Selon cette déclaration, l’UE « doit parvenir à une approche commune reconnaissant l’importance de l’économie sociale et demeurer respectueuse de sa grande diversité et de son contexte historique ».

L’économie sociale doit être intégrée « dans la modernisation de la stratégie du marché unique », pour faire en sorte que les entreprises de l’ESS puissent davantage se déployer dans ce marché. Et, plus globalement, « le soutien européen aux entreprises de l’économie sociale doit être renforcé et intégré dans les programmes, les projets, les fonds et autres instruments de soutien financier à adopter ».

Caroline Megglé

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