« Impak Finance » : Une nouvelle banque canadienne 100% Responsable et Digitale. Entretien avec Paul ALLARD son co-fondateur.

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Impak Finance : Une nouvelle banque canadienne 100% Responsable et Digitale. Entretien avec Paul ALLARD son co-fondateur.

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www.impakcoin.com

www.impakfinance.com

Paul ALLARD, merci d’avoir accepté de partager votre expérience de l’entrepreneuriat sur le blog : le Cercle Quesnay. Vous êtes le co-fondateur d’Impak Finance inc. Mais avant de nous présenter votre Entreprise.

Racontez nous votre aventure entrepreneuriale, comment en êtes-vous arrivé là ? Qui êtes-vous ?

À la base, j’ai une formation en musique (violoncelle) et en sciences (génie civile) et ma première carrière fut sur les planches en tant que comédien chanteur. La dernière production à Paul Allard 2016laquelle j’ai participé fut les Misérables – en tournée nord-américaine durant 3 ans. J’ai enchaîné avec un MBA en finance et marketing au HEC pour ensuite lancer ma première boîte techno en 1997 : ZAQ Solutions interactive. À cette époque, internet était encore une nouveauté. Ma conviction était que cette techno allait changer le monde ! Et en effet… le monde n’est plus le même aujourd’hui !

« Ma conviction était que cette techno allait changer le monde ! »

En 2000, ZAQ entra en bourse en pleine effervescence des .com et après quelques années hautes en couleurs, la compagnie fut acquise. Depuis, j’ai fondé plusieurs autres sociétés – toujours en tech – procédé à 3 intros en bourse et une douzaine d’acquisitions et fusions.

Et en 2014, j’ai quitté ma dernière aventure entrepreneuriale, car j’en étais arrivé à un point de ma vie où mon activité professionnelle devait avoir plus de sens.

« de mettre la finance au service de l’économie durable en appliquant des principes collaboratifs, participatifs et de transparence. »

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Alors qu’est-ce que Impak Finance inc ? Et comment est né le projet ?

Impak Finance est une fintech dont la mission est de mettre la finance au service de l’économie durable en appliquant des principes collaboratifs, participatifs et de transparence.

D’ici quelques années, nous avons l’objectif de créer une nouvelle banque à charte canadienne numérique dédiée à l’économie d’impact, un secteur en forte croissance. Aujourd’hui, ce que nous proposons, c’est de changer radicalement la façon dont les citoyens et les organisations collaborent et transigent en construisant un écosystème appelé impak.eco qui connecte les investisseurs, les entreprises et les citoyens partageant les mêmes valeurs sociales.

Le projet est né alors que j’étais en « sabbatique » depuis 9 mois. Je réfléchissais et cherchais à concevoir un projet qui combinerait mes compétences, mon intérêt pour les technos et mon envie de changer le monde ! Lol

En août 2015, assis sur la crête d’une falaise d’Amorgos en Grèce, j’ai vécu un moment eurêka alors que je terminais la lecture frénétique de l’étude de cas écrite par Dr. Katrin Käufer du MIT sur Triodos, la banque responsable hollandaise. Je venais de comprendre l’incroyable puissance d’une banque : elle multiplie par 10 les dépôts de ses clients et avec cet argent, finance les entreprises de son choix.

De retour chez-moi, j’ai déclaré à ma conjointe que j’avais trouvé : je souhaitais réinventer l’expérience que nous avons avec la finance et qu’une banque collaborative devait voir le jour ! Elle m’a sommé de retourner en Grèce sur le champ !

« Notre principal différenciateur, sera ce réseau social, impak.eco… »

Quel est votre business model ? Avez-vous fait ou allez-vous faire une demande de levée de fond ?

Chez impak Finance, notre métier c’est d’apparier le capital avec des projets et des entreprises d’impact social.

Notre première phase consiste à lancer un Fonds de dettes en parallèle de nos activités de banque d’investissement pour le secteur d’impact.

Notre principal différenciateur, sera ce réseau social, impak.eco, que nous lancerons en décembre 2017. Cette plateforme collaborative générera énormément d’interaction entre ses utilisateurs – les citoyens, les entreprises et les investisseurs – et donc énormément de données, donc d’intelligence. Ces données nous permettront de prendre des décisions d’investissement que d’autres institutions financières ne pourront prendre n’ayant pas accès à cette intelligence.

Question de levé de fonds, nous avons réussi en octobre 2016 à amasser plus d’un million de dollars lors d’une campagne de financement participatif record.

Et récemment nous venons d’annoncer la pré-vente d’impak Coin, la première cryptomonnaie dédiée à l’économie d’impact dont l’objectif est – en cohérence avec notre mission – de voir grandir une alternative au modèle économique dominant.

Cette prévente sera ouverte au public mondial dès le 26 juin 2017 (www.impakcoin.com)

Vous avez une cible client BtoC, BtoB. Quelle stratégie adoptez-vous pour communiquer auprès de cette cible ?

Impak Finance est à la fois B2C : les utilisateurs d’impak.eco et B2B : nos clients directs à qui nous prêtons et pour qui nous levons du capital. Nous sommes convaincus impakcoin_MPK_logo_300dpi_1920x1080qu’en donnant une voix aux citoyens et en leur permettant de participer et de collaborer activement dans cet écosystème économique d’impact, nous pourrons faire bouger les institutions financières traditionnels beaucoup plus rapidement.

Notre approche de communication conversationnelle est basée sur la mise en place d’une relation de collaboration et de co-création avec nos différents partenaires – que nous n’appelons pas cibles par ailleurs. Cette relation s’établit par des activités tels des ateliers de co-créativité, de discussions sur une nouvelle offre, etc. ; et elle se maintien dans le temps par le biais des médias numériques.

Quelle est selon vous le ou les facteurs les plus importants à la réussite d’une entreprise ?

Il y a de nombreux facteurs de succès pour une entreprise, et la littérature à ce sujet est fort riche.

Cependant, en ce qui concerne impak Finance, nos facteurs de succès les plus important sont :

  • Notre offre unique : qui arrive à point pour la génération des 20 – 40 ans
  • Notre équipe : qui ont été attiré par le projet d’abord pour les valeurs
  • Nos valeurs : d’impact (people, planet, profit), de transparence, de collaboration et de participation qui nous distinguent de tous les autres institutions financières
  • Nos ambassadeurs : à la fois actionnaires et nombreux supporters qui deviendront nos premiers clients et beta testeurs.
  • Notre flexibilité : qui nous permettra de s’adapter aux nombreux défis que cette aventure nous promets

« …ce n’est que grâce à une équipe dévouée et compétente que nous traversons les difficultés… »

Quelle difficulté avez-vous rencontré au cour de votre vie d’entrepreneur ?

Comment répondre à cette question ! Wow… En ce qui me concerne, les plus grands défis apparaissent à l’étape de la réalisation. Alors que la vision doit se concrétiser en répondre aux attentes de ceux qui ont crus en celle-ci. Et ce n’est que grâce à une équipe dévouée et compétente que nous traversons les difficultés et que celles-ci se transforment en opportunités.

« …notre société fait face aujourd’hui à des défis sociaux et environnementaux sans précédents… »

Que représente l’entreprenariat dans le domaine du développement durable pour vous ?

J’ai la conviction que nos sociétés évoluent et se transforment que grâce aux entrepreneurs. Que ceux-ci soient à l’intérieur d’une structure existante ou pas.

Aussi, notre société fait face aujourd’hui à des défis sociaux et environnementaux sans précédents. Et ce n’est plus le temps des initiatives qui nous donnent bonne conscience. Le développement durable est devenu malheureusement pour trop d’organisations une stratégie d’acceptabilité sociale.

Donc en effet, les initiatives de transformation structurelles d’envergure seront le fait d’entrepreneurs tel Elon Musk avec Tesla et Solar City par exemple.

L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle vous semble-t-il facile à gérer ?

Ha ha ha ! Pas tous les jours ! Surtout que ma conjointe, Tima Gros, est co-fondatrice d’impak Finance. Nous devons rester vigilant afin de maintenir un équilibre sain.

Pouvez-vous nous définir le mot « innovation » ? Quelle en est votre vision en tant qu’entrepreneur ?

J’aime bien associer le terme création à celui d’innovation. Selon moi, les deux vont ensemble. Car pour qu’elle se réalise, l’innovation doit être crée !

Et encore une fois, je suis absolument convaincu, que la création et l’innovation sont au cœur de tout projet entrepreneurial qui réussit.

Comment vous voyez vous dans 5 ans ?

Dans 5 ans, je souhaite encore être curieux, naïf, émerveillé, heureux et vivant !

Merci Paul.

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Propos recueillis Mohamed O.H.A le 5 juin 2017.

 

 

« Kerys, grâce à leurs solutions, ils rendent le sourire aux P.M.E » / Entretien avec Jean OULHEN co-fondateur de Kerys.

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kerys1« Kerys, grâce à leurs solutions, ils rendent le sourire aux P.M.E . »

Entretien avec Jean OULHEN co-fondateur de Kerys.

http://www.kerys.co/

Propos recueillis par Mohamed OULED-HADDOU – le 13 mars 2017.

                Jean OULHEN, co-fondateur avec ses associés Armen OUZOUNIAN et Pascal LEMETAYER de Kerys, une « start-up » créatrice de solutions d’investissement alternatif dédiée aux institutionnels. Kerys offre des solutions technologiques pour investir plus dans le crédit en direct à l’économie réelle. Elle répond aux attentes des institutionnels en recherche de sources alternatives de rendement et de diversification de leurs actifs.

                Kerys incarne ce qu’il y a de plus profond dans le cœur des fondateurs à savoir la rigueur, le professionnalisme et l’expertise.

                Il est indéniable que Kerys est très belle « start-up » avec un fort potentiel de croissance et d’avenir, d’ailleurs Kerys a fait partie des fintechs labellisées par le pôle Finance Innovation à l’occasion de l’événement FIN&TECH Community en décembre 2016.

Pouvez-vous nous raconter le cheminement qui vous a amené à la création de Kerys ? 

                Nous sommes 3 fondateurs, Armen, Pascal et Jean, anciens du métier de la banque, ayant vu de près les effets des crises financières de 2008 et 2011 et des nouvelles réglementations bancaires qui ont suivi. Les banques ont vu les conditions d’exercice de leur rôle de financeur de l’économie se durcir. 

                Cette expérience nous a donné la conviction que la finance « alternative », permettant aux entreprises de financer leurs projets auprès d’acteurs non bancaires, pouvait trouver sa place dans ce nouveau contexte. Depuis 2015 nous avons travaillé sur un premier projet entrepreneurial dans le développement de services aux PME leur permettant de diversifier leurs sources de financement. Nous avons alors constaté les problématiques rencontrées à l’autre bout de la chaîne par les investisseurs institutionnels. Pour y répondre nous avons créé Kerys en 2016 avec un objectif simple : répondre à l’enjeu majeur du financement des entreprises, notamment des PME, en développant des solutions d’investissement pour les institutionnels.

Pouvez-vous nous expliquer ce que propose Kerys ? 

                Les institutionnels, principalement ceux de la gestion d’actifs et de l’assurance, recherchent des solutions d’investissement alternatives apportant rendement et diversification de leurs placements. L’investissement en crédit en direct aux entreprises répond à ce besoin. Les plateformes de prêt en ligne ont ouvert un nouveau canal de financement ; Kerys permet aux institutionnels de s’y connecter.

                Nous concevons et fournissons les outils pour comprendre, analyser et choisir les opportunités et les stratégies d’investissement sur ces nouvelles classes d’actifs crédits en Europe, notamment issues des plateformes de prêt en ligne. Nous proposons un guichet unique, l’agrégation de l’offre à l’échelle européenne, des solutions d’analyse des risques, d’exécution et de suivi des opérations dans le temps. Nos outils utilisent le meilleur des technologies actuelles, notamment en matière de traitement et de visualisation de la data, via des solutions simples à intégrer dans l’écosystème IT des institutions clientes (SaaS).

Comment évaluez-vous le développement de l’industrie naissante du financement participatif et ses perspectives futures?

                Le marché du prêt en ligne aux entreprises représente encore en Europe des montants marginaux au regard du total du financement des entreprises. Mais il est en croissance rapide et le contexte est favorable pour que cette tendance de fond perdure :

  • Les entreprises s’ouvrent de plus en plus aux nouveaux outils de financement non bancaires, notamment digitaux, pour diversifier leurs sources de capitaux.
  • Enfin, le cadre réglementaire évolue : le projet d’Union des marchés de capitaux promu par la Commission Européenne encourage les mécanismes de financement non bancaires de l’économie pour pousser la croissance.

                Si l’on observe les marchés anglo-saxons, plus matures en la matière (aux USA le crowdlending pesait l’an dernier environ 40 milliards de dollars), le crowdlending devrait à terme peser une part significative du financement de l’économie européenne (la taille du marché possible à terme est estimée à 20 milliards d’euros en Europe continentale).

                Il y a pourtant une condition à tout cela : que les acteurs institutionnels y investissent. En effet, si le crowdlending s’appuie à la base sur l’investissement par les particuliers, l’expérience montre que les volumes ne peuvent réellement croître qu’avec l’arrivée d’une clientèle d’investisseurs professionnels.

                Le financement dit « participatif », ou crowdlending, se mue alors en financement « alternatif » s’appuyant sur une mixité de financeurs non bancaires, particuliers et professionnels, qui viennent compléter les financements bancaires traditionnels.

À votre avis, quels sont les défis principaux que cette nouvelle industrie financière devra surmonter pour assurer son développement ?

                Dans un marché du financement alternatif des entreprises qui est encore jeune, le premier défi auquel il faut répondre est celui de la confiance. La confiance des acteurs dans les nouvelles pratiques, dans les nouveaux outils.

                Les plateformes de prêt en ligne devront également évoluer pour être à même de séduire une clientèle d’investisseurs professionnels, en se « financiarisant » davantage, ce qui n’est pas toujours dans leur ADN.

                Kerys répond à ces changements à venir. Notre positionnement de tiers indépendant dans l’écosystème et les solutions d’analyse et d’aide à la décision que nous fournissons jouent un rôle clé pour créer la confiance. Enfin, grâce à nos solutions les plateformes gagneront en visibilité et en capacité à soutenir des projets plus nombreux et pour des montants plus élevés, pour le bénéfice de la croissance.

 Merci beaucoup pour cet entretien Jean.

http://www.kerys.co

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L’UDES demande un Secrétariat d’Etat à l’économie sociale et solidaire suite aux élections législatives.

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L’UDES demande un Secrétariat d’Etat à l’économie sociale et solidaire suite aux élections législatives..

Le décret d’attribution du 24 mai 2017 a confié la charge « de la promotion et du développement de l’économie sociale et solidaire » à Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire.

L’UDES, qui a longtemps plaidé pour que l’ESS soit rattachée au ministère de l’Economie et des finances, prend acte de cette décision. L’Union souligne cependant l’impérieuse nécessité de conserver un lien fort avec Bercy, et notamment avec la direction du Trésor, dans le cadre des questions liées au financement et à la fiscalité des entreprises.

Les différentes composantes de l’ESS (associations, mutuelles, coopératives, fondations) sont aujourd’hui dispersées au sein de plusieurs ministères (Santé, Education, Cohésion des territoires…). Or, afin de garantir un travail collectif favorable au développement de l’économie sociale et solidaire et de poursuivre ensemble les nombreux travaux engagés ces dernières années, les acteurs de l’ESS doivent absolument bénéficier d’un interlocuteur unique au sein de l’organigramme gouvernemental.

L’UDES demande ainsi la création d’un secrétariat d’Etat dédié à l’économie sociale et solidaire au regard de l’étendue des compétences du ministère de la Transition écologique et solidaire. L’Union appelle également le gouvernement à préserver et renforcer les moyens de la délégation interministérielle à l’économie sociale et solidaire, créée sous la précédente mandature. Cette dernière serait adossée au secrétariat d’Etat dédié afin de poursuivre et d’amplifier les travaux du Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire qui a montré ces dernières années sa capacité d’action.

Pour Hugues Vidor, Président de l’UDES « Les Français ont témoigné de leur volonté de renouvellement à l’occasion du premier tour des élections législatives. Le nouveau pacte citoyen qui sortira des urnes dimanche prochain devra donner une place forte à l’ESS avec une traduction visible et efficiente au sein du gouvernement. »

http://www.ressources-solidaires.org/L-UDES-demande-un-Secretariat-d